Une écriture ancienne, vingt-quatre signes, et la façon dont je les lis aujourd’hui.
Quelques repères
Une écriture qui a traversé les siècles
Les runes ont servi à écrire dans plusieurs sociétés de langue germanique, notamment en Scandinavie. Gravées sur le bois, la pierre, le métal ou l’os, elles portaient des noms, des marques de propriété ou des formules. En vieux norrois, le mot rún signifie « secret » ou « mystère ».
Le Futhark ancien est le plus ancien système d’écriture runique connu. Il compte vingt-quatre signes, répartis en trois groupes de huit : les ættir. Chacun note un son et porte un nom — Fehu pour le bétail, Hagalaz pour la grêle, Isa pour la glace, Berkana pour le bouleau.
Les runes ont d’abord servi à écrire. Leur lecture divinatoire est venue bien plus tard.
Vers 160IIe siècle
Le peigne de Vimose, découvert au Danemark et daté autour de l’an 160, porte l’une des plus anciennes inscriptions runiques connues.
Vers 160
Le peigne de Vimose
Ce peigne en bois de cerf a été retrouvé en 1865 dans la tourbière de Vimose, sur l’île de Fionie, au Danemark. Il faisait partie d’un dépôt d’armes et d’objets offerts après une bataille. Il porte cinq runes, harja, sans doute un nom de personne. Les inscriptions de cette époque sont brèves : un nom, une marque de propriétaire, parfois une formule. Elles utilisent le Futhark ancien et ses vingt-quatre signes.
Vers 700VIIIe siècle
Dans les îles Britanniques, les runes évoluent vers le fuþorc anglo-saxon. Le Franks Casket, coffret sculpté en Northumbrie, en est un témoin célèbre.
Vers 700
Le Franks Casket
Ce petit coffret en os de baleine a été sculpté en Northumbrie, au nord de l’Angleterre. Ses panneaux réunissent la légende germanique de Wieland le forgeron, l’Adoration des mages et la fondation de Rome. Les runes, en vieil anglais, forment notamment une devinette sur la baleine dont l’os a servi à le fabriquer.
Le fuþorc anglo-saxon ajoute des signes au Futhark pour noter les sons de cette langue, jusqu’à trente-trois. Le coffret a été retrouvé au XIXe siècle à Auzon, en Haute-Loire. Il est aujourd’hui au British Museum, sauf un panneau conservé à Florence.
Vers 965Xe siècle
Les runes restent employées avec la christianisation. À Jelling, une pierre proclame en runes la conversion du roi Harald.
Vers 965
La grande pierre de Jelling
Le roi Harald à la Dent bleue fait dresser cette pierre à Jelling, au Danemark, en mémoire de ses parents, Gorm et Thyra. L’inscription, en Futhark récent à seize signes, dit qu’il « gagna tout le Danemark et la Norvège et fit les Danois chrétiens ». Une des faces porte l’une des plus anciennes représentations du Christ en Scandinavie. On la surnomme l’acte de baptême du Danemark.
Ma pratique
Ma manière de les lire
Quel que soit le tirage, j’accorde avant tout une place importante à ce que les runes provoquent comme images, impressions ou ressentis.
Les symboles tirés donnent un point de départ ; je les lis ensuite au regard de la situation qui m’est présentée.
Observer les runes présentes
Je regarde les runes présentes, leur position et la manière dont elles se répondent.
Laisser venir les impressions
Je laisse venir les mots, les images ou les impressions que le tirage suscite.
Relier l’ensemble à la situation
Je relie l’ensemble à la situation vécue pour vous restituer ce que j’en comprends.
Pour découvrir
Tirez une rune
Ici, le tirage reste général : une rune, son nom et quelques mots tels que je la lis dans ma pratique. Tirez-en une au hasard ou choisissez celle qui vous attire.
Un compagnon de route pour explorer les runes à votre rythme.
Les ateliers — Sur demande
Aucune date n’est programmée actuellement. Vous pouvez toutefois réunir un petit groupe chez vous ou manifester votre intérêt pour une future date avec un lieu partenaire. Je peux animer une initiation de quatre heures ou un atelier de perfectionnement, pour six personnes maximum.
D’autres formats de transmission pourront compléter le livre et les ateliers lorsqu’ils seront suffisamment définis. Aucun programme n’est proposé actuellement.